Mes Yeux

[  English Version :  HERE  ]

Mes Yeux Illustration of the Poem [ Artist ] Emil Nolde

Mes Yeux

Chuchote-moi quelque chose.
Réveille-moi doucement
Du cœur d’un profond sommeil.
Appelle-moi
Tendrement.

Le lit est un lieu étrange
Peignant l’océan vermeil
Aux lèvres bleues des rivières
Pour la chanson
Que j’entends.

Je suis loin dans un ailleurs
Où l’âme en apothéose
Irradie parmi les anges
Tel le frisson
D’un poème.

Du pli sombre à la lumière
Le soleil joue sur les draps
Et trouve mon palpitant.
Je suis ailleurs
Et j’attends.

Tu t’allonges sur mon corps
Pour d’éternelles secondes
Et me dis alors tout bas
« Mon amour c’est moi
Je t’aime »

Si loin de ce monde
Dès lors
Mes yeux s’ouvrirent pour toi.

2017 © M2L – Manache Poetry Bulle  - Merci pour lecture

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37 réflexions sur “Mes Yeux

  1. Je n’ai pas répondu dans l’instant à ton MP, d’abord eu égard à son importance, puis parcej’en partage chaque mot sur l son contenu, qui n’a plus besoin entre nous deux d’être laissé en suspend.. Nos peintures s’écrivent avec le m’aime alphabet, sans déflorer la personnalité de chacun d’eux.
    Je t’ai dit hier, être très fatigué, un tronc commun en plus pour nous.Les lieux sont somme toute malsains. Ici on développe plus ce que nous combattons qu’on se plait à l’éradiquer.J’ai fini ma journée épuisé, par la pression extérieure, la plus mauvaise fatigue et par les travaux en cours, peinture et écriture.Ceux là ont une thérapie constante. En fin de journée je suis tombé sur un extrait d’hommage à Van Gogh. Il m’a renversé au pont que je l’ai publié.
    Bonne journée Manache, je reste avec toi dans nos alpages.

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  2. Une poésie doucement trompeuse car résonnent dans le fond des notes de nostalgie, une mélodie amère que j’aime comme (un plat sucré-salé). J’ai pris beaucoup de plaisir particulièrement la 2ème fois.Merci pou ce partage d’émotion dans ce rêve étrange croisé sur twitter.

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  3. Décidemment j’aime votre écriture. Enveloppée comme dans un rêve.
    J’ai beaucoup aimé votre réponse poème à loisobleu. Nadine

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    • Bon Jour Nadine…
      Sachez mon plaisir de votre visite, merci

      Concernant ma réponse à L’Oiso, rare s’il en est, … elle aurait mérité d’être plus réfléchie et travaillé mais l’instant ne s’y prêté pas. Merci 🙂
      Bonne soirée, douceur qui s’annonce à nous

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    • Me voici Manache, prêt, je t’ai pensé plus loin, à partir d’où j’étais sur le fond et non la forme de ta pensée (totalement partagée, depuis longtemps). L’essence qu’est la Poésie.

      L’ESSENCE

      C’est fou ce que l’oreille peut garder dans sa mémoire.

      Les odeurs et leurs moments de suées, exaltations attachées solidement au contenu de tel jour, de telle circonstance, du vide ou du plein, comme c’est tenace..

      Des humanités, on garde la transpiration froide qui envahit le réseau nerveux comme un chaud qui tout à coup se met en banquise, à l’écoute de la question orale de l’examinateur. Ce juge de quelque chose qui sait tout, sauf de soi, déjà nanti d’une opinion qui s’est basée uniquement de lui. C’est le pouce qui va vous foutre à l’index, si par malheur il se tourne vers le bas, parce que tout en sachant, on reste muet d’avoir senti que rien ne passerait entre vous et lui.
      Et puis il y a cette fébrilité de la première fleur qu’on a pas pu se retenir d’offrir. Cet espèce de brin de muguet qui vous arrive sans besoin d’être le 1er Mai. Pareil que les St-Valentin qui vous descendent en flammes en plein automne comme en cagnat de canicule estivale.

      L’oreille et ses émotions au sens tactile puti j’en ai des panoramas !

      Le summum c’est la peinture. Qui peut savoir comment c’est renversant quand elle se met à écrire de son irrépressible besoin de transcrire ce que je vis vois ou verrais, hein, qui ? Personne où à rare, si plus et affinités partagées et encore, là-dedans le 100% c’est pareil le pâté d’alouette, un volatile pour deux ch’vaux.

      Les voilà, toutes les deux, dressées devant les images de ce que j’aie mis à nu en pleine souffrance, un jour, une nuit que l’amour m’avait foutu au bas du lit. Car l’amour c’est pas une friandise, un dessert. L’amour c’est du pain sec et de l’eau. L’amour ça fait souffrir en vous arrachant la peau. L’amour ça met à vif. Au point que ces images, que d’aucuns, d’aucunes, vont appeler « tableaux » sont le vivant éternel d’une souffrance accouchée. Peuvent-elles sortir de ma chair, quitter mon intérieur tant que je suis vivant ?

      Peuvent-elles être acquises ?

      On ne vend pas ses enfants, me dit mon oreille en ouvrant grand ses yeux, pour me montrer ses dents se mordre les lèvres jusqu’au sang.

      L’essence de tout elle est là.

      Tout ce qui représente le choix fait, avec ses refus de sombrer dans le commun du comportement humain. Qui l’a jamais compris en dehors de moi ?

      Personne…

      C’est justice

      L’intime conviction n’appartient qu’à soi.

      Devant cette évidence qui échappe au plus grand nombre se déroule la foire fouille. Des rapprochements se font, qui amènent à passer aux aveux. Tu te trouves reconnu par un être en demande de reconnaissance. Ô tu as comblé ce qu’aucun dieu n’avait réussi à apporter. Puis à force de dire l’inentendu, tu entres doucement dans la lassitude. D’être extraordinaire tu passes à qui soule. Le commun c’est plus nourrissant que le rare. Mais comme tu as pas menti, c’est pas possible de te mettre au rebut. Alors on fait semblant de plus t’avoir lu. Tu restes sans réponse.
      Voilà ce que nous sommes Manache. Des yeux qui voient ce qu’il ne faut pas dire. La poésie est notre renaissance perpétuelle.
      Tu viens de me le dire aujourd’hui encore. Je le savais, mais nous sommes trop sensibles. On a besoin de se le redire. Gardes-toi Manache tu es lucide.
      N-L 23/03/17

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  4. Je reviendrais te répondre, vite, comme on laisse en corps au tant le souffle de percevoir un peu plus. Voir juste, je suis en plein questionnement (mis à jour, en fonction du présent, car en fait la question attend une réponse depuis le premier homme) Mais cela serre-t-il ? Je ne crois pas, je constate que ça éloigne.
    N-L

    Aimé par 1 personne

    • Tu mets le doigt en plein sur l’oeil de Manache. A qui je m’adresse par l’intermédiaire de ta question pertinente. Depuis des jours Manache est entré en retraite, disparu, non sans avoir laissé les indices d’un questionnement personnel. Le problème, sous un anonymat de complaisance, est cette glace devant laquelle on cherche l’Image qui a disparu, la sienne habillée du monde dans lequel elle ne se sent plus. Alors on tourne en rond. On ne veut pas être noyé dans la masse, mais on ne trouve pas comment s’en distinguer. L’équilibre de nos forces personnelles est rompu par le pouvoir du ON. Manache n’est pas en péril, à preuve, le voilà qui émerge, il a fait sortir sa prose-périscope à la surface, il veut voir, il a besoin de tâter, parce que ce qu’il veut, n’est rien d’autre que ce que TOI Idéelle, moi l’Oiso, lui et beaucoup d’autre c’est réussir à gagner la part de ce que nous voulons ne pas laisser bouffer, mais vivre avant de partir.
      N-L 23/03/17

      Aimé par 1 personne

      • Bon Jour Alain 🙂

        Ce que nos mots murmurent
        sur la pierre de l’édifice
        du profond univers
        Ce que nos yeux referment
        dans l’obscur
        pour les lumières qu’on aime
        ne sont rien d’autre qu’un poème
        dans l’espoir qu’on sème
        Un songe
        Rien d’autre
        Pauvre mortel de croire
        éternelles nos vies
        éphémères

        Oui, période de questionnement printanier qui dans mon jardin couvre l’année 🙂 Tu as raison
        En effet, je suis guère présent sur mon blog actuellement. Cela s’explique par la commande de 2 portraits fusain/sanguine et une huile qui m’ont pris plus de temps que de raison … mais j’ai gardé un œil sur le prose-périscope visitant les blogs sans mot-dire parfois 🙂
        Bon Jour à Nous

        Aimé par 1 personne

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