Willow n ° 3

Jardin d’Hiver

Là-bas, ici, tout près de toi
S’ouvrira un vaste univers.
Ici, là-bas, tout près de moi
S’envolera l’oiseau-tonnerre
De mon jardin
Couvert d’hiver

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Consummation

Ô Nuit

Dans le calme nocturne
Je fuis le tumulte du jour
Ô nuit tranquille et lente
Fais-moi grâce d’une audience

Evening Mist on Red Bog

À l’aube, la Brume

Pareil au chant perlé de l’oiseau sur la branche,
Je sais mon âme, écrin de mil sensations,
N’être de la vie qu’une prolongation.

À l’aube
D’hier
La brume se leva vers le ciel dégagé
Et je demeurai là
Immense

Lettre à Camille T.

Croyez-moi, ma poésie brille par l’absence
De ce qu’elle célèbre : l’indicible vie.
Cette incroyable vie qui survit à nos morts.
Cet époustouflant éphémère d’où jaillit
Le mot toujours lorsque l’amour résonne encore
Jusqu’à en faire une éternelle renaissance

Oxygène

Aux longs soupirs
Des vents
Dont l’étreinte puissante
Étouffe savamment
La froidure de l’aube
Viendra de l’horizon
Une ombre rougeoyante

Ainsi les Vents

Aucune tragédie ne nous réveille.
Quelles confidences nous font les morts
Et celles des vivants déjà données
Quand nos yeux se ferment au long sommeil ?